
Sardine communeSardina pilchardus (Walbaum, 1792)Fiche n° 7-28-796-7390-1350 Rédacteur(s) : Biton-Porsmoguer Sebastian Fiche éditée le : Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Teleostei Ordre : Clupeiformes Famille : Clupeidae Nom commun (EN) : European pilchard Principaux synonymesArengus minor Cornide, 1788; Clupanodon sardina Risso, 1827; Clupea laticosta Lowe, 1843; Sardina dobrogica Antipa, 1904; Clupea harengus pilchardus Walbaum, 1792; Clupea pilchardus Bloch, 1795; Clupea sardina Cuvier, 1829 |
Critères d’identification
L’espèce Sardina pilchardus possède un corps de forme fusiforme et ovale et comprimé chez les juvéniles, avec une tête caractérisée par une bouche terminale et un front plus ou moins droit.
Elle présente la configuration suivante : D : 13 – 21, A : 12-23, V : 7-10 (abdominale), nageoire adipeuse : absente, scutelles : le long du ventre.
Sa nageoire caudale est fourchue.
L’espèce possède des écailles cycloïdes.
Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 27,5cm LS.
Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 18-20cm (25cm)
La coloration de ce poisson présente plusieurs taches latérales, principalement situées sur le tronc.
Les mâles et les femelles sont semblables en termes de motif.
La marge postérieure de l’ouverture branchiale est légèrement arrondie, sans excroissances charnues.
Trois à cinq stries corporelles distinctes rayonnent vers le bas sur la partie inférieure de l’opercule.
Les branchies inférieures ne raccourcissent pas à l’angle du premier arc branchial, et la série supérieure ne chevauche pas la série inférieure.
Les deux derniers rayons de la nageoire anale sont élargis.
Son identification est considérée comme moyennement facile, et se différencie du sprat Sprattus sprattus, qui a les nageoires pelviennes en avant ou au même niveau que la nageoire dorsale; la sardine a les nageoires pelviennes situées bien en arrière de l’origine de la nageoire dorsale ;elle a le dos verdâtre avec des irisations contrastées ;et de grandes écailles qui se détachent facilement (Louisy 2015).
Biologie
Le mode de reproduction est gonochorique, avec une fécondation externe.
Le frai varie selon l’aire de répartition.
Les œufs ne sont pas protégés et aucun soin parental n’est apporté.
Cette espèce effectue une migration verticale journalière, s’enfonçant davantage durant la journée et remontant près de la surface la nuit.
Elle est littorale et fraye en pleine mer ou près des côtes, produisant entre 50 000 et 60 000 œufs d’environ 1,5mm de diamètre.
La ponte a lieu de juin à août dans le sud de la Mer du Nord, en avril dans la Manche, de février à avril au Portugal, et de septembre à mai en Méditerranée.
Les œufs éclosent après 2 à 3 jours, donnant naissance à des larves de 4mm.
Les bancs se forment généralement à des profondeurs de 25 à 55 voire 100m le jour, et remontent entre 10 et 35m la nuit.
Sardina pilchardus est un prédateur, se nourrissant principalement de crustacés planctoniques, ainsi que d’organismes plus gros.
En Méditerranée, elle consomme du zooplancton (notamment des gros copépodes) et du phytoplancton (principalement des diatomées).
Cependant, des études récentes montrent un changement dans le régime alimentaire des sardines du golfe du Lion, passant de proies plus grosses, comme les cladocères, à des proies plus petites et moins nutritives, comme les copépodes.
Elle évolue généralement en bancs.
Sur les spécimens de sardines disséqués en Méditerranée occidentale,7 ,88 % étaient infectés par au moins un nématode, avec une intensité comprise entre un et trois parasites (intensité moyenne = 1,15). Hystérothylacium sp. était le parasite le plus fréquent, représentant 75 % du total des nématodes identifiés, suivi d’Anisakis sp. (22,92% du total) (Biton-Porsmoguer et al 2020).
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marin et dulçaquicole
Éloignement de la côte : Néritique et océanique
Type d’habitat : Pélagique
Distribution bathymétrique : 10 – 100m, habituellement : 25 – 100m
Profondeur observée selon Louisy (2022) : 5-60m (0-180m) À l’échelle mondiale : en Atlantique Nord-Est, notamment en Islande (rare) et dans la mer du Nord, s’étendant vers le sud jusqu’à la baie de Gorée, au Sénégal. Elle est également présente en Méditerranée (commune dans la partie occidentale et dans la mer Adriatique, rare dans la partie orientale), ainsi que dans la mer de Marmara et la mer Noire.
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ; Manche ; Méditerranée
- Côtier ; Océanique ; Plateau
- Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Calvados ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Seine-Maritime ; Somme ; Var ; Vendée
Menaces et utilisations
Le stock de sardine est qualifié de “surpêché” dans le Golfe de Gascogne avec 25 Tonnes débarquées en 2021.
Le stock en Méditerranée (Golfe du Lion) est qualifié de “reconstituable” avec 51 Tonnes débarquées en 2021 (IFREMER 2023).
En Méditerranée, la sardine est pêchée au lamparo (par de la lumière artificielle), de nuit, lorsque les bancs montent à la surface (comm, pers).
Pêche maritime de loisir et la pêcherie non Intérêt commerciale autorisées ;intérêt comme appât : espèce utilisée congelée comme appât pour la pêche sportive (thon) en Méditerranée lors des concours (sardines de Mer Adriatique) ;changement climatique : Comme l’augmentation de la température favorise les organismes planctoniques de plus petite taille, le changement climatique pourrait particulièrement affecter la condition de la sardine, car des résultats récents ont révélé que la taille de la nourriture est aussi importante que la quantité de nourriture pour l’état corporel, la croissance et la réserve de lipides de la sardine (Queiros et al. 2019).
En outre, les fluctuations du rapport diatomées/dinoflagellés peuvent avoir des conséquences à l’échelle de l’écosystème sur le transfert d’énergie et de matière vers des niveaux trophiques supérieurs, compte tenu de l’importance des deux groupes dans la chaîne trophique de nombreuses mers (Wasmund, 2017).
Des déclins substantiels de la taille du stock, de la taille corporelle moyenne et/ou de l’état de la sardine européenne (Sardina pilchardus) ont été observés dans le nord-ouest de la Méditerranée depuis 2009.
La surpêche, le changement climatique, les maladies, la prédation par les gros poissons comme le thon et la compétition entre les organismes pélagiques pour le zooplancton dont ils se nourrissent ont tous été suggérés comme facteurs expliquant le déclin de l’abondance et du poids moyen des populations de sardines dans le golfe du Lion.
Il semble cependant que les effets combinés d’un mauvais état, d’une croissance plus lente et de la disparition d’individus plus âgés et plus gros, induite par des changements potentiels dans la disponibilité alimentaire, en ont été les principales causes (Van Beveren et al. 2014).




