
Hareng de l’AtlantiqueClupea harengus Linnaeus, 1758Fiche n° 7-28-43-1604-24 Rédacteur(s) : Feunteun Eric Fiche éditée le : Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Teleostei Ordre : Clupeiformes Famille : Clupeidae Nom commun (EN) : Atlantic herring Principaux synonymesClupea alba Yarrell, 1829; Clupea elongata Lesueur, 1818; Clupea leachii Yarrell, 1832; Clupea minima Storer, 1839; Cyprinus esca Walbaum, 1792; Clupea harengus Linnaeus, 1758; Clupea harengus membras Linnaeus, 1760; Clupea halec Mitchill, 1814; Rogenia alba Valenciennes, 1847; Clupea harengus islandicus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus borealis Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus septemtrionalis Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus scandicus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus norvegicus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus cimbricus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus frisius Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus ivernicus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus atlanticus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus caledonicus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus scoticus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus britannicus Schnakenbeck, 1931; Clupea harengus harengus murmanica Tikhonov, 1941; Clupea palassi probatowi Makushok, 1935; Clupea harengus schelderensis Nilsson, 1832; Clupea membras Wulf, 1765 |
Critères d’identification
L’espèce Clupea harengus possède un corps fusiforme et comprimé, avec une bouche supérieure et front plus ou moins droit.
Nb rayons nageoires : D : 13 – 21, A : 12-23, P : 14-21, V : 8-10, nageoire adipeuse et scutelles absentes, vertèbres : 51-60.
Nageoire caudale est fourchue.
Ecailles cycloïdes.
Taille maximale : 30-35cm (40cm). Poids maximale :1050 g.
Coloration similaire chez les mâles et les femelles, absence de taches.
Dos bleu à bleu verdâtre et ventre est argenté. Poisson élancé avec un ventre rond.
Ecailles sont lisses, sans quille proéminente, 12 à 16 écailles post-pelviennes.
Pas d’encoche médiane dans la mâchoire supérieure, opercule est dépourvu de stries osseuses rayonnantes. Bord postérieur de l’ouverture branchiale uniformément arrondi. Clupea harengus peut être confondu avec des jeunes aloses et le sprat.
Des différences morphologiques et de coloration permettent d’éviter facilement la confusion.
Biologie
Espèce gonochorique à fécondation externe.
Reproduction ne présente pas de pic saisonnier évident.
Les œufs, dispersés en eau libre ou déposés sur le substrat, ne bénéficient d’aucune protection parentale.
Clupea harengus est un planctonophage, se nourrissant en fonction de la taille des proies.
La stratégie alimentaire principale consiste à filtrer sur leur crible branchial le zooplancton contenu dans l’eau, en nageant la bouche ouverte.
Les adultes consomment principalement des crustacés planctoniques, des larves de mollusques, des polychètes, des cténophores et des petits poissons, y compris les œufs et les larves.
Il ajuste son alimentation en fonction de la luminosité.
Si elle est faible il privilégie les larves de poissons, mais il se concentre plutôt sir les crustacés planctoniques et les mollusques si la luminosité est plus élevée.
Cette espèce forme de grand bancs organisés suivant un comportement grégaire.
Les harengs sont parasités par des protozoaires, des myxosporidiens, des trématodes, des cestodes, des nématodes et des copépodes (Réf. 5951, 37032).
Comportement : La maturité sexuelle survient entre 2 et 9 ans (Réf. 35388, 82767, 89571).
Les frayères sont souvent situées en zones côtières peu profondes (15 à 40 m de profondeur) ou sur des bancs au large jusqu’à 200 m (Réf. 6684, 89572).
Le frai a généralement lieu sur des fonds de gravier ou de roches mais aussi sur des algues à moins de 10 m de profondeur (Réf. 89520, 89572).
La reproduction se déroule sur une période assez courte entre l’automne et l’hiver selon la latitude et les sous espèces (Réf. 89573).
La femelle pond des rubans d’œufs collants qui coulent (Réf. 89574) et adhèrent au substrat.
La fécondité est comprise entre 10 000 et 60 000 œufs par femelle (Réf. 89571, 74523).
L’incubation dure de 2 à 3 semaines, selon la température (Réf. 89571).
Les larves sont pélagiques et dérivent avec le courant elles colonisent l’ensemble des milieux côtiers et estuariens.
Les harengs effectuent des migrations saisonnières entre les aires de frai, d’alimentation et d’hivernage suivant des voies de migration propres à chaque sous espèce (Réf. 88171).
Les juvéniles (jusqu’à 2 ans) fréquentent les zones côtières, tandis que les adultes se trouvent plus au large (Réf. 6683).
Les harengs constituent la base de l’alimentation de nombreux prédateurs, tels que les poissons, les oiseaux et les mammifères marins (Réf. 89563).
Le comportement de bancs, les flancs argentés homochromes, une excellente audition (capable de détecter des fréquences comprises entre 30 et 4 000 Hz, Réf. 89391, 89564, 89566) et une réponse de fuite très rapide agissent comme des dispositifs anti-prédateurs (Réf. 28664).
Les races les plus importantes de l’Atlantique Est sont le hareng norvégien et islandais qui fraye en hiver, le hareng islandais et de la mer du Nord qui fraye en automne et le hareng de la mer Baltique.
Utilisé frais, séché ou salé, fumé, en conserve et congelé ; peut être frit, grillé, passé au micro-ondes et cuit au four (Réf. 9988).
Habitat et répartition
Vit principalement en milieu marin, mais fréquente également les estuaires et les certains milieux dulçaquicoles.
Poisson pélagique des milieux intertidaux et océaniques.
Elle est généralement rencontrée de 5 à 50m de profondeur (0-200m) selon Louisy (2022).
Elle évolue dans des eaux dont la température varie entre 0, 5 – 11, 2 °C.
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ; Manche
- Côtier ; Plateau
- Calvados ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Ille-et-Vilaine ; Manche ; Nord ; Pas-de-Calais ; Seine-Maritime ; Somme
Menaces et utilisations
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial très important ; Espèce commerciale d’intérêt économique important.



