Allache (Sardinella aurita)

Sardinella aurita - Inaturalist

 

Allache

Sardinella aurita Valenciennes, 1847

Fiche n° 7-28-794-3475-1043

Rédacteur(s) : Feunteun Eric

Fiche éditée le :

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Teleostei

Ordre : Clupeiformes

Famille : Clupeidae

Nom commun (EN) : Round sardinella

Principaux synonymes

Alosa senegalensis Bennett, 1831; Clupea allecia Rafinesque, 1810; Clupea aurovittata Swainson, 1838; Clupea venulosa Steinitz, 1927; Meletta mediterranea Valenciennes, 1847; Sardinella anchovia Valenciennes, 1847; Sardinella aurita terrasae Lozano-Rey, 1950; Sardinella euxina Antipa, 1906; Sardinella pinnula Bean, 1912; Sardinia pseudohispanica Poey, 1860; Clupea caeruleovittata Richardson, 1846; Sardinella aurita Valenciennes, 1847

Critères d’identification

L’espèce Sardinella aurita possède un corps de forme fusiforme et comprimé, avec une bouche terminale, front plus ou moins droit.

Nageoires : D : 17 – 20, A : 16-18, P : 15-17, V : 9 (abdominale), nageoire adipeuse : absente, Vertèbres : 47 -49, rayons branchiostégaux : 160 – 280.
Nageoire caudale fourchue.
Taille maximale :25-30cm (33cm). Poids maximal : 420 g. Corps allongé, subcylindrique.

Dos gris bleuté, parfois avec des reflets verdâtres, flancs argentés cuivrés, sans taches ni stries visibles.
Une tache sombre sur le bord postérieur de l’opercule, accompagnée d’une tache dorée juste devant.
Nageoires beige pâle à jaune foncé, Nageoires impaires plus sombres vers l’extrémité.
Nageoire dorsale courte, 3 à 4 rayons non ramifiés et 14 à 16 rayons ramifiés.
Nageoire anale : 3 rayons non ramifiés et 13 à 15 rayons ramifiés.
Pectorales : 1 rayon non ramifié et 14 à 16 rayons ramifiés ; pelviennes : 1 rayon non ramifié et 8 rayons ramifiés. Nageoire caudale fourchue. Écailles cycloïdes, 42 à 50 écailles longitudinales, 11 à 15 écailles transversales.

Carène ventrale composée de 26 à 37 écailles. Signe distinctif du genre : pelvienne avec un rayon non ramifié et 8 rayons ramifiés, nombreuses stries fronto-pariétales fines sur le dessus de la tête.

Biologie

Reproduction gonochorique avec fécondation externe.

Fraye probablement toute l’année. (Réf. 188), avec deux pics de ponte liés aux phénomènes d’upwelling au large de l’Afrique de l’Ouest.

Pas de reproduction en mer Noire (Réf. 6683). Migrations très marquées entre les eaux mésopélagiques fraiches (sous la thermocline) et les eaux côtières épipélagiques lors des upwelling saisonniers.

Juvéniles fréquentent des nourriceries côtières et estuariennes pendant quelques mois, puis ils rejoignent les stocks d’adultes dans les eaux plus froides du large (Réf. 188).

Planctonophage, se nourrit principalement de copépodes et de larves mysis, avec une petite proportion de phytoplancton, surtout chez les juvéniles.

Trématode trouvé dans le tractus intestinal (Réf. 37032).

Habitat et répartition

Espèce pélagique intertropicale et des zones côtières marines, littorales et estuariennes des deux rives de l’Atlantique, en Méditerranée et en Mer Noire. Présente de 10 à 300m de profondeur. Fréquente des eaux fraiches 13, 3 – 26, 3 °C.

  • Présence en France probable ou observée :

  • Méditerranée
  • Côtier ; Océanique ; Plateau
  • Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Corse-du-Sud ; Gard ; Haute-Corse ; Hérault ; Pyrénées-Orientales ; Var

Menaces et utilisations

Importante espèce commerciale d’intérêt économique majeur en Afrique de l’ouest et en Amérique du sud.

Après un pic de captures très marqué dans les années 90 (plus d’un million de tonnes), les captures mondiales restent restent stables à 250 – 300 000 tonnes depuis.

Carte de répartition

Répartition Sardinella aurita