Mulet porcChelon ramada (Risso, 1827)Fiche n° 7-63-359-996-4583 Rédacteur(s) : Durand Jean-Dominique et Dindart Thibaut Fiche éditée le : Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Actinopterygii Ordre : Mugiliformes Famille : Mugilidae Nom commun (EN) : Thinlip grey mullet Principaux synonymesMugil capito Cuvier, 1829; Mugil britannicus Hancock, 1830; Mugil dubahra Valenciennes, 1836; Mugil petherici Günther, 1861; Myxus maroccensis Mohr, 1927; Liza alosoides Fowler, 1903; Mugil caustelus Nardo, 1847; Mugil ramada Risso, 1827 |
Critères d’identification
L’espèce Chelon ramada possède un corps de forme fusiforme, avec une tête caractérisée par une structure massive, aplatie au-dessus des yeux, une petite bouche et un museau court et émoussé. Elle présente la configuration suivante : D1 : IV, D2 : I 8, A : III 9, P : 16-18, V : I 5 (abdominale), écailles LL : 41-47, coecums pyloriques : 7-9. Sa nageoire caudale est fourchue. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 55 cm. Le poids maximal, connu pour l’espèce, est de 2 900 g. La coloration de ce poisson présente des faces et des flancs dorsaux gris, tandis que la face ventrale est blanche. La nageoire pectorale rabattue atteint le bord postérieur de l’œil. Des écailles sont présentes sur le museau et l’espace jugulaire est large et ovale. L’espèce possède deux nageoires dorsales bien séparées, la première comportant 4 à 5 épines. Les nageoires pectorales sont positionnées haut sur les flancs et les écailles sont de grande taille.
Biologie
Reproduction : Mode de reproduction gonochorique, fécondation externe. Les œufs sont pélagiques, libérés en pleine eau et dérivent passivement ; absence de soin parentale. La ponte a lieu en mer près des côtes par rassemblement en groupes, entre septembre et février. Les adultes pénètrent les parties inférieures des rivières et retournent en mer pour frayer (Rochard & Elie 1994). Les juvéniles colonisent ensuite la zone littorale, les estuaires et les lagunes côtières.
Régime alimentaire : Chelon ramada est omnivore. Son régime est principalement composé d’algues épiphytes, de diatomées benthiques, de détritus organiques, et de petits organismes benthiques ou planctoniques. L’espèce exploite les nutriments animaux et végétaux présents à la surface du fond ou des rochers. Des œufs et larves pélagiques peuvent également être consommés.
Comportement migratoire : Espèce migratrice euryhaline. Les adultes vivent généralement près des côtes et pénètrent dans les lagunes, les estuaires et les parties inférieures des rivières à des températures comprises entre 8 et 24 °C. Ils retournent en mer pour se reproduire en automne-hiver (Rochard & Elie 1994).
Habitat et répartition
Espèce euryhaline et eurytherme, fréquentant les eaux côtières marines (fonds durs, rocheux, sableux et vaseux), les lagunes côtières, les estuaires et les parties inférieures des cours d’eau. La répartition bathymétrique observée est de 0 à 10 m (Louisy 2022).
Comportement migratoire : Espèce migratrice euryhaline. Les adultes vivent généralement près des côtes et pénètrent dans les lagunes, les estuaires et les parties inférieures des rivières à des températures comprises entre 8 et 24 °C. Ils retournent en mer pour se reproduire en automne-hiver (Rochard & Elie 1994).
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ; Manche ; Méditerranée
- Côtier ; Plateau
- Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Calvados ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Seine-Maritime ; Somme ; Var ; Vendée
Menaces et utilisations
Statut UICN : Quasi menacé – NT.
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial (environ 100 tonnes / an débarqué en France) ;intérêt pour la pêche : espèce pêchée ;intérêt pour l’aquaculture : intérêt commercial.


