Mulet lippu (Chelon labrosus)

Mulet lippu

Chelon labrosus (Risso, 1827)

Fiche n° 7-63-359-996-2499

Rédacteur(s) : Durand Jean-Dominique et Dindart Thibaut

Fiche éditée le :

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Actinopterygii

Ordre : Mugiliformes

Famille : Mugilidae

Nom commun (EN) : Thicklip grey mullet

Principaux synonymes

Mugil chelo Cuvier, 1829; Mugil labrosus Risso, 1827; Mugil curtus Yarrell, 1836; Mugil corrugatus Lowe, 1838; Mugil buosega Nardo, 1847; Mugil septentrionalis Günther, 1861

Critères d’identification

L’espèce Chelon labrosus possède un corps de forme fusiforme avec une tête caractérisée par une lèvre supérieure épaisse, dotée de 1 à 5 rangées de papilles, la présence de tissu adipeux sur l’iris et un espace jugulaire étroit. Elle présente la configuration suivante : D1 : IV, D2 : I 8, A : III 9, P : 16-18, V : I 5 (abdominale), écailles LL : 41-47, coecums pyloriques : 5-8. La nageoire pectorale rabattue n’atteint pas le bord antérieur de l’œil, ce qui distingue C. labrosus de C. ramada (nageoire atteignant le bord postérieur de l’œil) et C. auratus (nageoire atteignant le bord antérieur de l’œil). La nageoire caudale est fourchue. Taille commune : 40–60 cm LT ; taille maximale rapportée : 75 cm LT (FishBase 2025). Le poids maximal, connu pour l’espèce, est de 4500 g. Elle peut être confondue avec Chelon auratus. Son identification est considérée comme difficile.

Biologie

Cette espèce présente un mode de reproduction gonochorique, avec fécondation externe. Les œufs sont pélagiques libérés en pleine eau et dérivant passivement ; absence de soin parental. La reproduction a lieu en mer généralement au large des côtes. Les juvéniles colonisent secondairement les milieux côtiers lagunaires et estuariens. Chelon labrosus est un microcarnivore opportuniste au stade juvénile (< 60 mm SL), devenant benthique herbivore et détritivore à des tailles supérieures (> 60 mm SL). Son régime alimentaire est principalement constitué de diatomées benthiques, d’algues épiphytes, de détritus, ainsi que de matière végétale et accessoirement de petits invertébrés et crustacés. Comportement : Les juvéniles (environ 2 cm SL) colonisent les lagons côtiers et les estuaires au printemps (avril juin) (Koutrakis 2016). L’espèce tend à étendre son aire de répartition vers le nord en été, en réponse à l’élévation des températures.

Habitat et répartition

Habitat : Espèce euryhaline et eurytherme, fréquentant les eaux côtières marines, les zones intertidales et subtidales rocheuses, les herbiers, les lagunes côtières et les estuaires. Elle peut pénétrer occasionnellement en eau douce. La profondeur observée est de de 0 à 15m (Schaber et al. 2011).

Présence en France probable ou observée :

  • Atlantique ; Manche ; Méditerranée
  • Côtier ; Plateau
  • Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Calvados ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Seine-Maritime ; Somme ; Var ; Vendée

Menaces et utilisations

Statut UICN : Quasi menacé – NT.

Importance ou intérêt commercial : espèce pêchée (environ 250 tonnes / an débarqué en France) Intérêt pour les aquariums publics

Références :

Schaber, M., L. Marohn, C. Petereit, J.P. Schroeder, K. Zumholz and R. Hanel, 2011. Newcomers in the Baltic Sea: an attempt to trace the origins and whereabouts of thicklip grey mullet Chelon labrosus. Fish. Sci. 77:757-764.

Koutrakis, E. T. (2016). Biology and Ecology of Fry and Juveniles of Mugilidae. In D. Crosetti & S. J. M. Blaber (Eds.), Biology, Ecology and Culture of Grey Mullet (Mugilidae) (pp. 264–292). Boca Raton, FL: CRC Press / Taylor & Francis Group. https://doi.org/10.1201/b19927-13.

Galerie photos

 

Crédit photo : Rochard Emilie

Carte de répartition