Blennie chevelue (Scartella cristata)

Blennie chevelue

Scartella cristata (Linnaeus, 1758)

Fiche n° 7-82-392-5547-3770

Rédacteur(s) : Louisy, Patrick

Fiche éditée le : 2026-06-08

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Actinopterygiens

Ordre : Perciformes

Famille : Blenniidae

Nom commun (EN) : Molly miller

Principaux synonymes

Blennius cristatus Linnaeus, 1758; Blennius pinaru Lacepède, 1800; Blennius crinitus Valenciennes, 1836; Blennius microstomus Poey, 1860; Blennius asterias Goode & Bean, 1882; Blennius arboreus Bath, 1966

Critères d’identification

L’espèce Scartella cristata possède un corps de forme allongée, souple et légèrement comprimée latéralement, pelviennes et les premiers rayons des pectorales sont forts et épais pour permettre l’accrochage dans le ressac, avec une tête caractérisée par une forme relativement massive, portant un tapis de courts filaments sur la nuque et un court tentacule ramifié en bouquet sur chaque œil. Elle présente la configuration suivante : D : XII / 14 – 15, A : II / 14 – 17, P : 13 – 14, V : I/3. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 12 – LT. Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 8 – 9 cm (12 cm). La coloration de ce poisson est beige jaunâtre au brun-vert, avec en général 6 larges barres sombres irrégulières sur la moitié dorsale, ainsi que de nombreuses stries verticales claires sur les flancs. Habituellement une ligne sombre sous l’œil, suivie d’une large zone triangulaire plus claire sur la joue. Dimorphisme sexuel : les mâles sont en général plus grands que les femelles et souvent plus foncés en période de reproduction. Ils se distinguent par les glandes qui se développent sur les deux premiers rayons de la nageoire anale et secrètent une substance susceptible d’attirer les femelles, et probablement aussi désinfectante. En revanche ils n’ont pas de structures glandulaires en massues sur les rayons des nageoires impaires. Son identification est considérée comme moyennement facile à assez difficile.

Biologie

Le mode de reproduction est gonochorique, ovipare, avec ponte sur substrat caché. La période de reproduction n’est pas connue. Le mâle, territorial, défend une cavité où plusieurs femelles viennent pondre. Les œufs sont fixés aux parois du nid par une base adhésive et sont gardés, ventilés et nettoyés par le mâle. À l’éclosion, les larves sont planctoniques. Scartella cristata est omnivore, avec un régime alimentaire qui semble être dominé par des invertébrés (petits crustacés) chez les juvéniles, puis devient principalement herbivore (algues) chez les adultes.

Habitat et répartition

Cette espèce vit principalement dans des environnements marin. Température de l’eau : entre 19,3 – 29,1 °C. Type d’habitat : Benthique littorale. Principaux habitats : zones rocheuses peu profondes exposées à la lumière et dotées d’une forte couverture algale. Distribution bathymétrique : 0-10 m, habituellement : 0-10 m. Profondeur observée selon Louisy (2022) : 0,5 – 2m (0 – 10m). À l’échelle mondiale : Méditerranée occidentale, centrale et orientale (pas de signalisations dans le golfe du Lion, en Adriatique, ni en Libye et en Egypte). Atlantique de l’Afrique subtropicale à Gibraltar, y compris Canaries (une signalisation ancienne dans le golfe de Gascogne). Les populations attribuées à cette espèce en Afrique du sud et dans l’Atlantique ouest (Amérique centrale et du sud) constituent des lignées génétiques distinctes (Araujo et al. 2020). En France : en Méditerranée française, l’espèce est de plus en plus observée sur la côte d’Azur (de Fréjus à Menton) mais elle reste absente du golfe du Lion. En Atlantique, elle n’a été signalée qu’une fois à La Rochelle, il y a deux siècles.

Présence en France probable ou observée :

  • Méditerranée
  • Côtier
  • Alpes-Maritimes ; Var

Menaces et utilisations

Importance ou intérêt commercial : Sans intéret ; intérêt pour les aquariums : Intérêt commercial.

Carte de répartition