Mulet doré (Chelon auratus)

Mulet doré

Chelon auratus (Risso, 1810)

Fiche n° 7-63-359-996-1735

Rédacteur(s) : Durand Jean-Dominique et Dindart Thibaut

Fiche éditée le :

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Actinopterygii

Ordre : Mugiliformes

Famille : Mugilidae

Nom commun (EN) : Golden grey mullet

Principaux synonymes

Mugil auratus Risso, 1810; Mugil cryptocheilos Valenciennes, 1836; Mugil breviceps Valenciennes, 1836; Mugil maderensis Lowe, 1839; Mugil lotreganus Nardo, 1847; Mugil octoradiatus Günther, 1861

Critères d’identification

L’espèce Chelon auratus possède un corps de forme fusiforme avec une tête caractérisée par l’absence d’écailles sur le museau. Elle présente la configuration suivante : D1 : IV, D2 : I 8, A : III 8-9, P : 16-18, V : I 5 (abdominale), écailles LL : 40-45, Coecum pyloriques : 7-8 . Sa nageoire caudale est fourchue. L’espèce possède des écailles cténoïdes. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 35-40 cm (jusqu’à 61 cm). Le poids maximal, connu pour l’espèce, est de 2500 g. La coloration de ce poisson présente une tache dorée bien visible sur l’opercule, tandis qu’aucune tache noire n’est observée à la base des nageoires pectorales. La nageoire pectorale est longue et couvre l’œil lorsqu’elle est rabattue vers l’avant. Elle peut être confondue avec Chelon ramada. Son identification est considérée comme difficile.

Biologie

Cette espèce présente un mode de reproduction gonochorique, avec fécondation externe. Les œufs sont pélagiques et non adhésifs, ne bénéficient d’aucune protection parentale. Chelon auratus est zooplanctivore au stade juvénile (taille < 60 mm), devenant herbivore benthique et détritivore chez les individus plus grands (taille > 60 mm). Comportement : La reproduction a lieu en mer, de juillet à novembre. Les juvéniles se déplacent vers les lagons côtiers et les estuaires en hiver et surtout au printemps (Kottelat & Freyhof, 2007).

Habitat et répartition

Cette espèce vit principalement en milieu marin côtier et néritique, fréquentant les lagunes, les estuaires et les eaux littorales peu profondes ; les incursions en eau douce sont exceptionnelles (FishBase). Elle occupe des habitats à substrats meubles (sables, vases) dans la zone littorale. Sa répartition bathymétrique maximale de 10 – 20 m (FishBase), les individus étant le plus fréquemment observés entre 0 et 5m (Louisy, 2022).

Présence en France probable ou observée :

  • Atlantique ; Manche ; Méditerranée
  • Côtier ; Plateau
  • Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Calvados ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Seine-Maritime ; Somme ; Var ; Vendée

Menaces et utilisations

Statut UICN : Quasi menacé – NT.

Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial (environ 40 tonnes / an débarqué en France).

Galerie photos

 

Crédit photo : Michel Sylvain

Carte de répartition