Tacaud commun (Trisopterus luscus)

Tacaud commun

Trisopterus luscus (Linnaeus, 1758)

Fiche n° 7-44-183-4081-1367

Rédacteur(s) : Teletchea, Fabrice

Fiche éditée le : 2026-06-08

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Actinopterygiens

Ordre : Gadiformes

Famille : Gadidae

Nom commun (EN) : Pouting

Principaux synonymes

Gadus luscus Linnaeus, 1758; Morhua barbata Fleming, 1828; Gadus colias Gronow, 1854; Gadus barbatus Linnaeus, 1758

Critères d’identification

L’espèce Trisopterus luscus possède un corps de forme fusiforme et cylindrique (hauteur du corps plus grande que la longueur de la tête), avec une tête caractérisée par une bouche terminale normalement fendue sans fosses à mucus sur le dessus, un barbillon mentonnier bien visible Généralement au moins aussi long que le demi – diamètre orbitaire, une mâchoire inférieure plus courte que la supérieure, et une mâchoire supérieure proéminente. Elle présente la configuration suivante : D1 : 11 – 15, D2 : 20 – 26, D3 : 18 – 22, A1 : 27 – 36, A2 : 17 – 22. Trois nageoires dorsales, deux nageoires anales, la première ayant une longue base, deux fois ou plus la longueur de la base de la première nageoire dorsale, les nageoires dorsales sont en contact à leur base ou n’ont qu’un très petit espace entre elles, la nageoire anale est similaire, les bases des anales réunies par une membrane. 1 ère dorsale a profil falciformes. 1ere anale débutant sous le milieu de la 1ère dorsale. Sa nageoire caudale est tronquée. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 46 – LT. Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 30 – 35 cm (46 cm) La coloration de ce poisson présente un dos et une partie supérieure des flancs brunâtres, tandis que les côtés deviennent grisâtres avant de s’illuminer en argenté sur la partie ventrale. Quatre à cinq larges barres transversales indistinctes traversent le côté, et une tache sombre est visible au bord supérieur de la base des nageoires pectorales. La profondeur maximale du corps est supérieure à celle de la tête. Elle peut être confondue avec d’autre Trisopterus. Son identification est considérée comme facile.

Biologie

Cette espèce est ovipare avec sexes séparés. Le frai a lieu de décembre à avril dans l’Atlantique, principalement en mars – avril, et de janvier à juillet en Méditerranée. En Grande – Bretagne, la reproduction s’étend de décembre à avril, avec un pic en mars – avril. La reproduction survient en fin d’hiver et au printemps, surtout en mars – avril. Les œufs sont relâchés en pleine eau, au – dessus du plateau continental, entre 50 et 100 m de profondeur. Les œufs et les larves sont pélagiques. Trisopterus luscus est un prédateur benthique, se nourrissant principalement de crustacés benthiques, de petits mollusques et de polychètes. En vieillissant et se trouvant plus au large, elle consomme des crustacés (crevettes, crabes nageurs), de petits poissons, des mollusques céphalopodes et des polychètes. Comportement : Il vit de la côté jusqu’à 300 m de profondeur dans les zones rocheuses ou autour des épaves. L’espère est grégaire et forme de petits bancs parfois importants. Les jeunes sont à la côte, pénétrant même dans les estuaires, adultes le plus souvent au delà de 30 m.

Habitat et répartition

Cette espèce vit principalement dans des environnements marin et dulçaquicole Éloignement de la côte : Océanique Type d’habitat : Benthopélagique Distribution bathymétrique : 1 – 440m Profondeur observée selon Louisy (2022) : 10 – 100m (0 – 300m) À l’échelle mondiale : À l’échelle mondiale, l’espèce est rencontrée dans l’Atlantique, du Maroc à la mer du Nord, où elle est commune. Sa présence en Méditerranée est douteuse. Bien qu’elle soit mentionnée en Méditerranée occidentale, ce poisson y est rarement observé par les plongeurs, contrairement au capeltan de Méditerranée, qui est couramment observé dans les épaves entre 30 et 60 m.

Présence en France probable ou observée :

  • Atlantique ; Manche ; Méditerranée
  • Côtier ; Océanique ; Plateau
  • Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Calvados ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Seine-Maritime ; Somme ; Var ; Vendée

Menaces et utilisations

Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial ; intérêt pour la pêche : chaluts, filets, lignes. Souvent pêché par les amateurs, de terre ou en bateau (…] Capturé au chalut, au trémail et à la ligne par les pêcheurs côtiers et amateurs ; intérêt pour les aquariums : aquariums publics.

Galerie photos

 

Crédit photo : Guichard Benjamin

Carte de répartition