Blennie à tentacules touffusHypleurochilus bananensis (Poll, 1959)Fiche n° 7-82-392-3455-16293 Rédacteur(s) : Louisy, Patrick Fiche éditée le : 2026-06-08 Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Actinopterygiens Ordre : Perciformes Famille : Blenniidae Nom commun (EN) : Banana blenny Principaux synonymesBlennius bananensis Poll, 1959; Hypleurochilus phrynus Bath, 1965 |
Critères d’identification
L’espèce Hypleurochilus bananensis possède un corps de forme allongée légèrement comprimée latéralement, mais trapu, al. 2016, Louisy 2022)., avec une tête caractérisée par une forme robuste et lèvre supérieure très épaisse, un profil en creux derrière les yeux et des granulations sur la nuque. L’espèce possède également des tentacules supra – oculaire d’aspect touffu, à 10 – 14 branches. Elle présente la configuration suivante : D : XII / 14 – 16, A : II / 16 – 17, P : 13 – 14, V : I / 4. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 12 cm LT (10 cm en général). Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 8 – 9 cm (12 cm). Tête et corps mouchetés de nombreux points et taches foncés arrondis sur un fond beige à gris bleuté, pouvant devenir noirâtre. 5 barres foncées irrégulières s’étendant jusqu’à mi – hauteur de la nageoire dorsale, les deux dernières souvent peu visibles ou remplacées par des alignements de taches sombres horizontales. Souvent des stries verticales sur le museau, bien nettes sur la lèvre supérieure. L’iris de l’œil est orné de 8 bandes radiaires brunes ou orangées, parfois incomplètes (Langeneck 2013, Tiralongo et al. 2016, Louisy 2022). Dimorphisme sexuel : Les mâles, en général plus grands que les femelles, ont un corps plus haut et massif, et des tentacules supra – oculaires avec une branche antérieure très allongée (et plus de branches que chez les femelles : jusqu’à 18 d’après Catalano 1978). Leur nageoire dorsale peut s’orner de jaune, leur caudale de nuances rouges. Les mâles matures développent des glandes bulbeuses sur les deux premiers rayons de la nageoire anale ; ils ont également les rayons mous des nageoires anale et caudale plus longs et aplatis (Catalano 1978, Tiralongo et al. 2016, Tiralongo 2024). Son identification est considérée comme moyennement facile à assez difficile.
Biologie
Le mode de reproduction est gonochorique et ovipare, avec ponte sur substrat caché. La reproduction a lieu de juin à septembre. Le mâle, territorial, choisit et défend une cavité où les œufs sont pondus et fixés aux parois. Il assure ensuite la garde, la ventilation et le nettoyage des œufs. Certaines observations suggèrent qu’une femelle pourrait cohabiter avec le mâle et participer aux soins. À l’éclosion, les larves adoptent un mode de vie planctonique.
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marin. Type d’habitat : Benthique très littorale, voire intertidale, souvent en milieu lagunaire. Principaux habitats : Fonds à substrats durs, en général artificiels (tubes, poteaux, parois en béton, enrochements, récifs artificiels…), souvent dans des conditions ombragées (le long d’une paroi, sous un ponton…), avec une importante faune benthique (vers tubicoles à panache, ascidies, moules, bryozoaires, comatules…). Distribution bathymétrique : 0 – 5 m (moins de 1 m en général), habituellement : 0 – 3 m. Profondeur observée selon Louisy (2022) : 0 – 5m (10m?). À l’échelle mondiale : Méditerranée : Algérie, Tunisie (Bizerte), Israël, Turquie (mer Égée), sud de l’Italie (Naples, Palerme, Tarente), Monaco, Espagne (mer des Baléares) ; Atlantique du sud du Portugal (Algarve) et du sud de l’Espagne (Cadix, Huelva) jusqu’à l’Afrique équatoriale (Menut et al. 2019, Tiralongo & Azzurro 2021, Tiralongo 2024, Elverici 2024). En France : L’espèce a été signalée à Monaco en 2015 et 2016 (Bérenger et al. 2016A, 2016b, 2017, Menut et al. 2019), ce qui permet de considérer sa présence comme possible à probable dans les Alpes Maritimes et, plus largement, sur la côte d’Azur.
Présence en France probable ou observée :
- Méditerranée
- Côtier
- Alpes-Maritimes


