Lançon communHyperoplus lanceolatus (Le Sauvage, 1824)Fiche n° 7-96-402-10138-1374 Rédacteur(s) : Carpentier Alexandre Fiche éditée le : Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Teleostei Ordre : Perciformes/Uranoscopoidei Famille : Ammodytidae Nom commun (EN) : Great sandeel Principaux synonymesAmmodytes lanceolatus Le Sauvage, 1824 |
Critères d’identification
L’espèce Hyperoplus lanceolatus possède un corps de forme allongée et sub-cylindrique avec une tête effilée, une bouche protractile et mâchoires se terminant en pointe. Elle présente la configuration suivante : D : 52-61, A : 28-32, V : absente, vertèbres : 65-68. Sa nageoire caudale est fourchue. L’espèce possède des écailles cycloïdes. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 30-35cm (maximum observé 40cm). La coloration de cette espèce est bleu-vert foncé sur le dos et blanc argenté sur le ventre. La ligne latérale est sans diverticule, le dos et les flancs sont sombres, la mâchoire supérieure protractile est soudée dorsalement. Une tâche sombre est présente de chaque côté du museau (Réf. 35388), 2 dents pointues sont visibles sur le vomer, le 1er rayon de la nageoire dorsale se situe en arrière du bout des pectorales. Elle peut être confondue avec toutes les autres espèce de lançons (Ammodytidae). Son identification est considérée comme difficile.
Biologie
Cette espèce est gonochorique, avec une fécondation externe. Elle pond ses œufs dans le substrat sans assurer de soins parentaux. La reproduction est marquée par un pic saisonnier net par an qui s’étend d’avril à septembre. Hyperoplus lanceolatus est zooplanctonophage (copépodes) pratiquant une chasse active. La taille de ses proies augmente avec sa croissance, incluant des larves de poissons, des euphausiacés et d’autres ammodytidés. Parmi les parasites décrits pour cette espèce, figurent Contracaecum osculatum, Microgemma caulleryi, Brachyphallus crenatus, Hemiurus communis, Cryptocotyle lingua, Scolex pleuronectis, Hysterothylacium et Cosmocephalus obvelatus (Ref1, Ref2, Ref3)Comportement : Communément associée aux autres espèces d’ammodytidés.
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marins, au sein de zones néritiques, occupant des habitats démersaux à pélagiques côtiers, y compris estuaires et zones intertidales et au large jusqu’à 60m de profondeur. Elle pond jusqu’à 100m de profondeur. Elle est généralement rencontrée entre 8 et 19 m, avec une répartition bathymétrique maximale de 6 – 100 m. Elle évolue dans des eaux dont la température varie entre 8. 8 et 12. 8 °C.
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ; Manche
- Côtier ; Océanique ; Plateau
- Calvados ; Charente-Maritime ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gironde ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Seine-Maritime ; Somme ; Vendée
Menaces et utilisations
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial. Utilisé principalement pour la farine et l’huile de poisson, mais également utilisé pour la consommation humaine (Réf. 9988) ; intérêt comme appât : Occasionnellement
Ref1 : Nadolna-Altyn, K. , Podolska, M. , Szostakowska, B. , 2017, Great sandeel (Hyperoplus lanceolatus) as a putative transmitter of parasite Contracoecum osculatum (Nematoda: Anisakidae)
Ref2 : Leiro, J. , Parama, A. , Ortega, M. , Santamarina, M. T. , Sanmartin, M. L. , 1999, Redescription of Glugea caulleryi, a microsporidian parasite of the greater sand-eel, Hyperoplus lanceolatus (Le Sauvage), (Telostei: Ammodytidae), as Microgemma caulleryi comb. nov. , Journal of Fish Diseases, 22, 101-110.
Ref3 : Groenewold, S. , Berghahn, R. , Zander, C. -D. , 1996, Parasite communities of four fish species in the Wadden Sea and the role of fish discarded by the shrimp fisheries in parasite transmission. Helgoländer Meeresuntersuchungen, 50, 69-85.


