Motelle de MéditerranéeGaidropsarus mediterraneus (Linnaeus, 1758)Fiche n° 7-44-778-8034-1740 Rédacteur(s) : Teletchea, Fabrice Fiche éditée le : 2026-06-08 Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Actinopterygiens Ordre : Gadiformes Famille : Lotidae Nom commun (EN) : Shore rockling Principaux synonymesGadus mediterraneus Linnaeus, 1758; Onos sellai Cipria, 1938; Onus guttatus Collett, 1890; Gadus tricirratus Brünnich, 1768; Gaidropsarus mustellaris Rafinesque, 1810; Gadus fuscus Risso, 1810; Gadus jubatus Pallas, 1814; Gadus argenteolus Montagu, 1818; Merlangus communis Costa, 1844; Motella communis Costa, 1844 |
Critères d’identification
L’espèce Gaidropsarus mediterraneus possède un corps de forme allongée et cylindrique, avec une tête caractérisée par une forme pointue et étroite avec un barbillon sous le menton et deux barbillons sur le museau, situés chacun au bord de chaque narine antérieure. Une grande bouche terminale, un front nettement convexe, ainsi qu’une mâchoire terminale dépourvue de dents très élargies. L’œil est plus petit que la distance interorbitale. Elle présente la configuration suivante : D : I + 52 – 62, A: 41 – 55, P: 15 à 19, V : jugulaire, nageoire adipeuse : absente, ligne latérale : 1, scutelles :absentes. Sa nageoire caudale est fourchue. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 50 – LT. Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 25 – 30 cm (50 cm) La coloration de ce poisson est brun sombre assez uniforme, parfois marqué de petites taches claires, surtout au niveau de la ligne latérale, permettant de le distinguer facilement de la motelle commune. Chez les adultes, des petites taches claires, parfois diffuses, peuvent être visibles sur la tête et le corps. Dorsalement, la couleur est Généralement brune, parfois rougeâtre, avec un motif vermiculé ou tacheté, tandis que ventralement, le poisson est plus pâle, avec des bords foncés sur la nageoire médiane. Les nageoires dorsale et anale sont bordées de sombre. L’espèce se distingue par la présence de deux nageoires dorsales, la première étant pourvue de nombreux rayons crinoïdes et accompagnée d’une nageoire anale. La première nageoire dorsale est vibratile, constituée de courts filaments dans un sillon, et son premier rayon est de longueur équivalente au diamètre de l’œil. Il n’y a pas de canines. Les bords des nageoires dorsales et anale sont sombres. Elle peut être confondue avec Gaidropsarus vulgaris et Ciliata mustella. Son identification est considérée comme moyennement facile.
Biologie
Cette espèce se reproduit de septembre à mars en Méditerranée et en mer Noire, et d’avril à septembre dans l’Atlantique Nord – Est, à l’ouest de l’Irlande. Les œufs et les larves sont pélagiques. La croissance est rapide, et les juvéniles atteignent environ 3,5 à 4 cm lorsqu’ils arrivent sur le fond, Généralement en mai en Méditerranée et en fin juin à l’ouest de l’Irlande. La biologie de cette espèce reste encore très peu connue. Gaidropsarus mediterraneus est un prédateur, se nourrissant principalement de poissons, de crustacés (petits crabes, amphipodes, crevettes, copépodes, mysidacés, isopodes), d’algues, d’annélides polychètes, de mollusques gastéropodes (gibulles) et de poissons tels que les gobies.
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marin et dulçaquicole Éloignement de la côte : Néritique, intertidal et océanique Type d’habitat : Benthique Principaux habitats : Fonds rocheux dans les failles ou sous les pierres, estran marin jusqu’à 60 m de profondeur Distribution bathymétrique : 0 – 60 m Profondeur observée selon Louisy (2022) : 1 – 25m (0 – 60m) À l’échelle mondiale : Atantique nord – est, du nord de l’Ecosse où elle est rare (elle a été signalée en Norvège) juqu’au Portugal, Méditerranée, Adriatique, mer Egée et mer noire et sur la côte nord – ouest de l’Afrique.
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ; Méditerranée
- Côtier ; Océanique ; Plateau
- Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Finistère ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Landes ; Loire-Atlantique ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Var ; Vendée
Menaces et utilisations
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial faible ; intérêt pour la pêche : Aucune statistique n’est rapportée pour cette espèce. Prises accessoires dans les pêcheries artisanales et à petite échelle utilisant des chaluts, des filets maillants, des palangres, des pièges et des lignes à main. Intérêt commercialisé à l’état frais, mais surtout sous forme de farine de poisson. ; pression anthropique : Pris comme prise accessoire.


