
Émissole lisseMustelus mustelus, (Linnaeus, 1758)
Fiche n° 2-8-488-6505-4996 Rédacteur(s) : Biton-Porsmoguer Sebastian Fiche éditée le : Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Elasmobranchii Ordre : Carcharhiniformes Famille : Triakidae Nom commun (EN) : Common Smooth-hound Principaux synonymesMustelus vulgaris Cloquet, 1819; Mustelus equestris Bonaparte, 1834; Squalus mustelus Linnaeus, 1758; Mustelus laevis Linck, 1790; Galeus laevis Risso, 1820 |
Critères d’identification
L’espèce Mustelus mustelus possède un corps de forme allongé Elle présente la configuration suivante : V : abdominale, nageoire adipeuse : absente. L’espèce possède des écailles placoïdes. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 200cm LT. Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 1-1,2m (2m). La coloration de ce poisson est uniforme, gris ou brun grisâtre sur le dessus, avec une couleur blanche sous le corps. Il peut être lisse et uni ou présenter des points noirs.
Biologie
Cette espèce présente un mode de reproduction gonochorique avec fécondation interne (oviducte). Elle est vivipare, dotée d’un placenta associé au sac vitellin. Sa portée est généralement entre 4 et 17 individus. La taille des nouveau-nés est d’environ 39 cm. La reproduction inclut un appariement distinct avec étreinte. Mustelus mustelus est un prédateur benthivore, dont le régime alimentaire est dominé par les crustacés, complété par des céphalopodes et des poissons osseux. Vivipare, avec un placenta vitellin (Réf. 244). Pris par les pêcheurs à pied et en kayak (Réf. 5578). Utilisé pour la consommation humaine, l’huile et la farine de poisson (Réf. 244). La maturité sexuelle est atteinte à une longueur de 70 à 80 cm (Réf. 35388).
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marins. Température de l’eau : entre 9,8 – 27,3 °C Éloignement de la côte : Néritique, intertidal et océanique Principaux habitats : Estuaires Distribution bathymétrique : 5 – 624m, habituellement : 5 – 50m Profondeur observée selon Louisy (2022) : 10-60m (1-600m) À l’échelle mondiale : à 624 m de profondeur dans l’est de la mer Ionienne.
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ;
- Manche ;
- Méditerranée Côtier ;
- Plateau Alpes-Maritimes ; Bouches-du-Rhône ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Haute-Corse ; Ille-et-Vilaine ; Manche ; Morbihan ; Pas-de-Calais ; Seine-Maritime ; Var
Menaces et utilisations
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial très important, Diverses utilisations. ;intérêt pour la pêche : Pêché Les activités de pêche pourraient causer une dégradation des habitats nécessaires au fonctionnement des écosystèmes avec des changements dans les relations prédateurs/proies (Bulh-Mortensen & Buhl-Mortensen 2018). En effet, l’abondance des proies dépend fortement de la qualité des sédiments et de l’environnement benthique. Les impacts directs du chalutage de fond peuvent entraîner l’élimination d’organismes, l’endommagement ou la mort d’organismes, y compris les invertébrés benthiques, des modifications de l’environnement (modification des habitats sédimentaires) et de nombreux impacts secondaires complexes dus au fonctionnement de l’écosystème, par exemple des changements dans les processus sédimentaires, une augmentation ou diminution des flux de nutriments, perte d’hétérogénéité de l’habitat, changements dans les relations prédateurs/proies (Buhl-Mortensen & Buhl-Mortensen, 2018). Le régime alimentaire de l’émissole lisse (tout comme de l’émissole tachetée) se base sur les crustacés (organismes benthiques) en Manche (Biton-Porsmoguer 2022) et en Méditerranée (Filiz 2009). En Manche, leurs zones d’alimentation sont aussi des zones de pêche notamment pour le chalut de fond (Engelhard et al 2012). De plus, cette espèce est confondue avec l’émissole tachetée (Mustelus asterias) et le requin Hâ (Galeorhinus galeus) par les pêcheurs professionnels et le personnel des criées (Biton-Porsmoguer 2022).



