Blennie diabolo (Parablennius incognitus)

Blennie diabolo

Parablennius incognitus (Bath, 1968)

Fiche n° 7-82-392-6055-16326

Rédacteur(s) : Louisy, Patrick

Fiche éditée le : 2026-06-08

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Actinopterygiens

Ordre : Perciformes

Famille : Blenniidae

Nom commun (EN) : Mystery blenny

Principaux synonymes

Blennius incognitus Bath, 1968; Blennius inaequalis Valenciennes, 1836

Critères d’identification

L’espèce Parablennius incognitus possède un corps de forme allongée, souple et légèrement comprimée latéralement., avec une tête caractérisée par un tentacule supra-oculaire à 4 – 5 branches en général, la première plus longue. Elle présente la configuration suivante : D : XII / 17, A : II / 19, P : 14, V : I/3. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 8 – LT (nettement moins en général). Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 6 – 7 cm. La coloration de ce poisson est gris jaunâtre, brunâtre ou verdâtre, avec en général, sur la moitié dorsale, une série de marques sombres resserrées en leur milieu (forme de « diabolo »), ainsi que des vermiculures claires sur le flanc. Habituellement une ligne blanche descend de l’œil vers l’arrière, suivie d’une large tache à nuances foncées. L’iris de l’œil est orné de 4 bandes foncées, l’une orientée vers l’avant et le bas, les trois autres vers le haut et l’arrière (Louisy 1981). Diporphisme sexuel : Chez les mâles en activité sexuelle ou territoriale. Généralement plus grands que les femelles, les tentacules supra – oculaires s’allongent considérablement. Les dessins en diabolos s’estompent, remplacés par une alternance de vermicules clairs et de dessins colorés (Louisy 2022, Bogorodsky 2006). Comme chez toutes les espèces de Parablennius, les mâles matures développent, sur les deux premiers rayons de la nageoire anale, des glandes qui secrètent une substance susceptible d’attirer les femelles, et possède sans doute aussi un rôle désinfectant (Orlando – Bonaca & Lipej 2010). En revanche ils n’ont pas de structures glandulaires en massues sur les rayons des nageoires impaires. Son identification est considérée comme moyennement facile à assez difficile.

Biologie

Cette espèce présente un mode de reproduction gonochorique et ovipare, avec une ponte sur substrat caché s’étalant de mai à juillet-août. Le mâle, territorial, choisit et défend une cavité étroite, souvent un trou de bivalve perceur, où plusieurs femelles viennent pondre. Les œufs, collés aux parois par une base adhésive, sont gardés, ventilés et nettoyés par le mâle. À l’éclosion, les larves adoptent un mode de vie planctonique. Parablennius incognitus est un prédateur se nourrissant de crustacés vagiles tels que copépodes, amphipodes, ostracodes et tanaïdacés, ainsi que de parties d’animaux fixés et d’algues.

Habitat et répartition

Cette espèce vit principalement dans des environnements marin. Température de l’eau : entre 17,1 – 21,2 °C. Type d’habitat : Benthique. Principaux habitats : Zones rocheuses peu profondes, naturelles ou artificielles (enrochements), en général bien exposées à la lumière et dotées d’une forte couverture algale. Distribution bathymétrique : 0 – 5 m, habituellement : 0 – 5 m. Profondeur observée selon Louisy (2022) : 0,5 – 2m (0 – 5m). À l’échelle mondiale : Méditerranée, mer de Marmara et est de la mer Noire. Atlantique des iles Canaries, Madère et Açores au golfe de Gascogne (jusqu’à Arcachon au moins). En France : Côte méditerranéenne. Atlantique du Pays Basque au bassin d’Arcachon ; des plongeurs amateurs ont signalé l’espèce plus au nord (jusqu’en Bretagne) mais ces observations demandent à être confirmées (photos).

Présence en France probable ou observée :

  • Atlantique ; Manche ; Méditerranée
  • Côtier
  • Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Landes ; Morbihan ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Var

Menaces et utilisations

Galerie photos

Carte de répartition