Lançon nordiqueAmmodytes marinus Raitt, 1934Fiche n° 7-96-402-5436-37 Rédacteur(s) : Carpentier Alexandre Fiche éditée le : Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Teleostei Ordre : Perciformes/Uranoscopoidei Famille : Ammodytidae Nom commun (EN) : Lesser sandeel Principaux synonymesAmmodytes marinus Raitt, 1934 |
Critères d’identification
L’espèce Ammodytes marinus possède un corps de forme allongée et sub-cylindrique. avec une tête effilée, une bouche protractile et des mâchoires se terminant en pointe. Elle présente la configuration suivante : D : 56-63, A : 29-33, V : absente, vertèbres : 65-75. Sa nageoire caudale est fourchue. L’espèce possède des écailles cycloïdes. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 20-25cm. La coloration de cette espèce est jaune vert bleu sur le dos et blanc argenté sur le ventre. La ligne latérale est sans diverticule (distinction du genre Gymnammodytes). La mâchoire supérieure libre dorsalement ne possède pas de dents vomériennes (distinction du genre Hyperoplus). La base de la caudale est dépourvue d’écailles. Les écailles ventrales sont disposées de manière lâche et ne sont pas disposées en chevrons. La tête présente une séparation nette dorso-ventrale jaune/blanche (distinction d’ A. tobianus). La marge des nageoires dorsale et anale est droite avec des rayons d’égale longueur. Elle peut être confondue avec toutes les autres espèces de lançons (Ammodytidae). Son identification est considérée comme difficile.
Biologie
La reproduction est gonochorique avec fécondation externe. Elle présente un pic saisonnier net, entre novembre et février. Les œufs sont déposés dans le sable, mais aucun soin n’est apporté aux juvéniles après la ponte. Ammodytes marinus est zooplanctonophage (copépodes) pratiquant une chasse active, les individus plus grands consommant des larves de poissons. Comportement : Cette espèce se déplace en bancs et apparaît très sédentaire. Espèce abondante au large mais peu commune près des côtes, où elle est principalement représentée par des juvéniles. Son activité est liée aux périodes de forts courants de marée. En conditions de faible luminosité, telles que la nuit ou en hiver, elle s’enfouit dans le sable. L’activité ne semble toutefois pas strictement corrélée au cycle nycthéméral (Ref3). Une diminution de la fecondité a été observée en lien avec l’augmentation de la température (Ref1).
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marins, au sein des zones néritiques à océaniques, occupant des habitats démersaux à pélagiques, caractérisés par des fonds sableux propres. Elle est généralement rencontrée entre 10 et 150 m. Elle évolue dans des eaux dont la température varie entre 6. 7 – 11 °C.
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique ; Manche
- Côtier ; Plateau
- Calvados ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Ille-et-Vilaine ; Manche ; Nord ; Pas-de-Calais ; Seine-Maritime ; Somme
Menaces et utilisations
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial ; intérêt pour la pêche : oui ; intérêt comme appât : oui ; Vulnérabilité : Espèce identifiée comme particulièrement vulnérable au changement climatique dans les eaux britanniques. Sa dépendance stricte à son habitat ne lui permettrait pas d’adapter son aire de distribution (Ref2). Ref1 : Wright, P. J. , Orpwood, J. E. , Scott, B. E. , 2017, Impact of rising temperature on reproductive investment in a capital breeder: The lesser sandeel. Journal of Experimental Marine Biology and Ecology, 486, 52-58. Ref2 : Heath, M. R. , Neat, F. C. , Pinnegar, J. K. , Reid, D. G. , Sims, D. W. , Wright, P. J. , 2012, Review of climate change impacts on marine fish and shellfish around the UK and Ireland, Aquatic conservation: marine and freshwater ecosystems. Ref3 : Freeman, S. , Mackinson, S. , Flatt, R. , 2004, Diel patterns in the habitat utilisation of sandeels revealed using integrated acoustic surveys. Journal of Experimental Marine Biology andEcology, 305(2), 141-154.


