
Grand requin blanc(Carcharodon carcharias – Smith, 1838)
Fiche n° 2-7-9-479-751 Rédacteur(s) : Iglesias, Samuel Fiche éditée le : 2026-06-08 Source : FishBase 2025 TaxonomieClasse : Elasmobranches Ordre : Lamniformes Famille : Lamnidae Nom commun (EN) : Great white shark Principaux synonymesSqualus carcharias Linnaeus, 1758; Carcharias lamia Rafinesque, 1810; Carcharias verus Cloquet, 1817; Carcharodon rondeletii Müller & Henle, 1839; Squalus vulgaris Richardson, 1836; Carcharias atwoodi Storer, 1848; Carcharodon capensis Smith, 1839; Carcharias vorax Owen, 1853; Carcharias maso Morris, 1898; Carcharodon albimors Whitley, 1939; Carcharodon smithii Agassiz, 1838; Carcharodon smithi Bonaparte, 1838; Squalus caninus Osbeck, 1765; Squalus lamia Forsskål, 1775 |
Critères d’identification
L’espèce Carcharodon carcharias possède un corps de forme fusiforme, avec une tête caractérisée par des yeux noirs bien visibles, un museau émoussé et conique et de grandes dents triangulaires tranchantes en scie. Elle présente la configuration suivante : V : abdominale, nageoire adipeuse : absente. Sa nageoire caudale est hétérocerque. L’espèce possède des écailles placoïdes. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 640 – LT. Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 5 – 6m (7 – 10m) La coloration de ce poisson est gris plomb à brun ou noir dessus, plus clair sur les côtés et brusquement blanc dessous. Une tache noire est présente à la base arrière de la nageoire pectorale. Ce grand requin se distingue par l’origine de sa première nageoire dorsale, qui se situe Généralement sur les marges internes de la nageoire pectorale. Elle peut être confondue avec Isurus spp. Son identification est considérée comme moyennement facile.
Biologie
Cette espèce présente un mode de reproduction gonochorique, avec une fécondation interne au niveau de l’oviducte. Les œufs sont portés en milieu interne par la femelle, où se déroule le développement embryonnaire. Des soins maternels sont assurés après la naissance. Carcharodon carcharias est un super – prédateur euryphage, dont le régime alimentaire très diversifié inclut des poissons osseux, des élasmobranches (requins et raies), des mammifères marins (phoques, dauphins, marsouins et baleines), des oiseaux marins, des céphalopodes (calmars, poulpes), des crustacés (comme les crabes), ainsi que des charognes. Anthosoma crassum, Dinemoura latifolia et Pandarus sinuatua (copépodes) sont connus pour être des parasites de l’espèce (Réf. 5951) Comportement : Présentent une ovoviparité (viviparité aplacentaire), les embryons se nourrissant d’autres ovules produits par la mère (oophagie) après absorption du sac vitellin (Réf. 50449). Jusqu’à 10, éventuellement 14 petits nés à 120 – 150 cm (Réf. 26346). Appariement distinct avec étreinte (Réf. 205). Le mâle et la femelle peuvent nager en parallèle lors de la copulation (Réf. 28042, 49562). Généralement solitaire ou en couples, mais peut être trouvé en groupes de 10 ou plus pour se nourrir ; ne forme pas d’écoles (Réf. 247). Ovovivipares, embryons se nourrissant du sac vitellin et d’autres ovules produits par la mère (Réf. 43278, 50449). Nombre de petits nés par portée,7 (Réf. 31395) à 14 (Réf. 26346). Signalé par certains experts pour attaquer les humains qu’ils prennent pour leurs proies normales (Réf. 47). La plupart des attaques ont lieu dans les estuaires. Attrapé par les pêcheurs au gros et les bateaux à ligne pour ses mâchoires (Réf. 5578). Signalé comme provoquant un empoisonnement (Réf. 4690). La chair est utilisée fraîche, séchée – salée et fumée pour la consommation humaine, la peau pour le cuir, le foie pour l’huile, la carcasse pour la farine de poisson, les nageoires pour la soupe aux ailerons de requin et les dents et mâchoires pour les décorations (Réf. 13574). La longueur totale maximale donne lieu à de nombreuses spéculations et certaines mesures s’avèrent douteuses. Peut – être jusqu’à 6,4 m ou plus de longueur (Réf. 43278), considéré comme le plus grand prédateur du monde avec un large spectre de proies. Le record de 10,98 m est incorrect (Réf. 13574). Longueur totale maximale pour mâle de Réf. 91029. Parfois considéré comme le requin le plus dangereux au monde (Réf. 26938).
Habitat et répartition
Cette espèce vit principalement dans des environnements marin et dulçaquicole Température de l’eau : entre 11,3 – 24,9 °C Éloignement de la côte : Néritique et océanique Principaux habitats : Estuaires Distribution bathymétrique : 1200 m, habituellement : 250 m Profondeur observée selon Louisy (2022) : 30 – 250m (0 – 1300m).
Présence en France probable ou observée :
- Atlantique
- Côtier ; Océanique
- Charente-Maritime
Menaces et utilisations
Importance ou intérêt commercial : Intérêt commercial faible ; intérêt pour la pêche : Pêché.



