Lingue franche (Molva molva)

Lingue franche

Molva molva (Linnaeus, 1758)

Fiche n° 7-44-505-5014-33

Rédacteur(s) : Teletchea, Fabrice

Fiche éditée le : 2026-06-08

Source : FishBase 2025

Taxonomie

Classe : Actinopterygiens

Ordre : Gadiformes

Famille : Lotidae

Nom commun (EN) : Ling

Principaux synonymes

Gadus molva Linnaeus, 1758; Gadus raptor Nilsson, 1832; Molva linnei Malm, 1877; Lota mola Moreau, 1881; Molva vulgaris Fleming, 1828

Critères d’identification

L’espèce Molva molva possède un corps de forme allongée et cylindrique, avec une tête caractérisée par des mâchoires munies de dents fortement développées, une mâchoire supérieure proéminente, des narines dépourvues de rabat forme de barbillon, ainsi qu’un barbillon mentonnier de taille supérieure au diamètre de l’œil, ce dernier étant relativement petit et représentatif environ 1/5 de la longueur de la tête. Le museau est légèrement proéminent et saillant, tandis que l’œil peut s’inscrire plus de cinq fois dans la tête. Elle présente la configuration suivante : D1 : 13 – 16, D2 : 59 – 70, A : 57 – 66. Première dorsale, assez basse et ronde, est beaucoup plus courte que la 2nde dorsale et que l’anale, aucune n’étant reliée à la caudale. La nageoire pelvienne ne comporte pas deux rayons très allongés. Nageoire pelvienne ne dépassant pas l’extrémité de la nageoire. Ni la pectorale ni la nageoire pelvienne ne s’étendent jusqu’au début de la nageoire anale. vertèbres : 63 – 65. Ligne latérale continue jusqu’à l’extrémité des bases des nageoires dorsale et anale, interrompue au – delà. Canal de la ligne latérale de la tête avec des pores. Sa nageoire caudale est tronquée. L’espèce possède des écailles minuscules. Les individus peuvent atteindre une taille maximale de 200 – LT. Les tailles observées selon Louisy (2022) sont : 1,4 – 1,6m (2m) Le poids maximal, connu pour l’espèce, est de 80000.0 g. La coloration de ce poisson est brun rougeâtre dorsalement, virant au blanc ventralement. Les zones postérieures des nageoires verticales sont foncées, avec des marges pâles. La première nageoire dorsale est marquée de noir en arrière. Les nageoires dorsale, caudale et anale sont bordées de clair. Les jeunes sont souvent un peu plus clairs, parfois presque orangés, avec des marbrures marquées.

Elle peut être confondue avec Lingue bleue et la lingue espagnle, mais également avec le brosme. Son identification est considérée comme facile.

Biologie

Cette espèce présente un mode de reproduction gonochorique avec un frai s’étendant de mars à juillet. Les œufs pélagiques sont libérés en pleine eau, Généralement dans une zone étroite allant de 200 m de profondeur dans le golfe de Gascogne jusqu’à la Norvège, entre 100 et 300 m au sud de l’Islande, et entre 50 et 300 m en Méditerranée. La femelle peut porter un minimum de 5 millions d’ovules, avec des estimations allant jusqu’à 20 à 60 millions, ce qui en fait une des espèces les plus prolifiques. Les œufs, mesurant environ 1 mm, incubent en pleine eau. À l’éclosion, les larves pélagiques mesurent en moyenne 3 mm. Cette espèce n’est pas grégaire et ne réalise pas de migrations sur de longues distances. Les juvéniles ont été observés sur la côte, à faible profondeur (15 – 20 m), au – dessus des rochers. Molva molva est un prédateur, consommant principalement des poissons (morue, hareng, poissons plats), ainsi que des crustacés (homards), des céphalopodes et des échinodermes (étoiles de mer).

Habitat et répartition

Cette espèce vit principalement dans des environnements marin Éloignement de la côte : Néritique et océanique Type d’habitat : Démersal Principaux habitats : Fonds rocheux. Affectionne les fonds rocheux du large, en particulier, ceux du bord du talus ( – 300 m et – 400 m). Les jeunes de 1 et 2 ans viennent toutefois jusque dans les eaux côtières ( – 15 à – 50 m); le plus souvent dans des crevasses ou des cavités, rejoignant les grands fonds au cours de leur troisième année Distribution bathymétrique : 100 – 400 m Profondeur observée selon Louisy (2022) : 50 – 400m (15 – 1000m) À l’échelle mondiale : dans la mer de Barents et en Islande, jusqu’au Maroc. Elle est rare dans le nord – ouest de la Méditerranée, au large du sud du Groenland et au Canada.

Présence en France probable ou observée :

  • Atlantique ; Manche ; Méditerranée
  • Côtier ; Océanique ; Plateau
  • Alpes-Maritimes ; Aude ; Bouches-du-Rhône ; Calvados ; Charente-Maritime ; Corse-du-Sud ; Cotes-d’Armor ; Finistère ; Gard ; Gironde ; Haute-Corse ; Hérault ; Ille-et-Vilaine ; Landes ; Loire-Atlantique ; Manche ; Morbihan ; Nord ; Pas-de-Calais ; Pyrénées-Atlantiques ; Pyrénées-Orientales ; Seine-Maritime ; Somme ; Var ; Vendée

Menaces et utilisations

Intérêt pour la pêche : Pêché au chalut de fond, aux palangres et au filet maillant à merlu. Chair appréciée fraîche ou salée et séchée, Également utilisé comme farine de poisson.

Carte de répartition